Saint-Louis

Il faut regarder attentivement sur le cadastre de 1820 pour constater qu’il y a bien quelques maisons regroupées de part et d’autre du grand chemin d’aix, avec la mention “Hameau de Saint-Louis”.

Ainsi ce petit hameau de Saint-Louis, paisible durant des siècles, agité à partir de la Révolution, et dont la vie était réglée par les travaux des champs autour de son église, va connaitre une expansion considérable avec l’avénement de l’industrie et l’arrivée massive des travailleurs immigrés.

Bâti à six kilomètres environ de Marseille, sur la grand’route, dont le tracé était autrefois sensiblement différend, au pied de la rapide montée de la Viste, le village est au croisement de deux chemins latéraux : l’un conduisant à l’Estaque, l’autre à Allauch par Sainte-Marthe.

A l’ ère industrielle, des construction vont envahir le paysage : minoteries (“Sainte Magdeleine”, de Monsieur Olive, à la Petite Viste), huileries (Sainte Marie de Monsieur Coraze), haut de fourneaux de Saint-Louis sur le chemin du Rove, eau de javel Cotelle, tréfileries du chemin de la gare, corderie Roux, plus tard SUPA et ses puanteurs de chiens et chats incinérés puis une usine d’aluminium ,une raffineries de sucre, au final cent cheminées s’élèvent.

La population suit ce rythme échevelé. De 700 habitants des débuts XIVe siècle, l’année 1820 en compte 414, 2175 en 1876, 3000 en 1899, 5500 en 1919 et enfin 9690 en 1931.Saint-louis comptait, alors, un tiers d’Italiens et un tiers d’Arméniens.

Laisser un commentaire