Le quartier du Vieux-Port

A l’origine, le Lacydon n’était qu’une profonde calanque. C’est là que la ville est née il y a 26 siècles.
C’est à partir de la rive septentrionale du port, soit sur l’emplacement de l’actuel quartier de l’Hôtel de ville, que Marseille a commencé à se développer dans l’antiquité.Il ne prit ce nom qu’une fois l’extension du port originel fut entreprise, en référence aux nouveaux bassins de la Joliette.

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La plaque commémorative de la fondation de la ville.
Quai des Belges-Métro : Vieux-Port.
Scellée dans le sol, quai des Belges, une plaque rappelle les origines de la fondation de Massalia.

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LA TRAVERSEE DU PORT.
Marseille est fière de posséder depuis 1880, la plus petite ligne de ferry du monde !!
Depuis cette date, le port a toujours pu être traversé d’une rive à l’autre.

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Le ferry boat :
Après 55 ans de bons et loyaux services, « César » a cessé ses traversées du Vieux-Port, atteint par la limite d’âge. Depuis le 27 février 1967, il reliait les deux rives.
A ses débuts, il couvrait 3 lignes : St Jean au Carénage, Mairie-Place aux huiles, rue du Radeau-La Criée. Cependant, la baisse d’affluence est inexorable et il ne permettra alors plus que de relier les deux rives du port.
En 1983, il fut mis, une première fois à la retraite. Les marseillais refusant de perdre cette image emblématique de leur ville, multiplièrent les pétitions et finalement la mairie accéda à leur souhait.

Depuis 2010, « César » a été remplacé par un ferry-boat exemplaire en termes de développement durable, d’autonomie, de capacité, de fiabilité .

Le pont du transbordeur

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De 1905 à 1945, le pont du transbordeur permettait, dans un autre style de traverser le port.
En mars 1894, les marseillais découvrent dans « Le Petit Marseillais », les premiers croquis d’un pont à transborder. Son ingénieur, M.Arnodin devra cependant attendre 10 ans avant que son projet ne voit le jour. En 1902, la municipalité donne son accord.
Il fut mis en service en 1905. Il permettait de relier les deux rives du port. En 90 secondes, on pouvait traverser le Vieux port pour la modique somme de 5 centimes de Francs.
Un ascenseur permettait aux piétons de jouir d’un panorama exceptionnel du haut des 74 mètres de hauteur de la passerelle supérieure.
Entre deux pylônes métalliques culminant à 85 mètres, le tablier horizontal, long de 253 mètres, est supporté à ses extrémités comme un pont suspendu, 53 mètres au dessus de la mer, par des câbles prenant appui sur les portiques.

Pendant près de 40 ans, l’immense carcasse métallique va attirer poètes, amateurs d’émotions, curieux… Aimé ou détesté pour son esthétique surprenante, le Transbordeur sera la Tour Eiffel des marseillais, avec en plus une réelle fonctionnalité.
Cependant, le développement de l’automobile provoque une baisse de la fréquentation.
En août 1944, les forces d’occupation allemandes en firent sauter une partie.
En 1945, il fut complètement et définitivement détruit.

L’Hôtel de Ville

On ne sait pas grand-chose de la première « Maison de Ville » qui date du XIIIè siècle.
Au milieu du XVIIè siècle, l’édifice était devenu vétuste.
Le nouvel Hôtel de Ville date de la même période.
Le manque de place conduire les architectes à le construire en hauteur.

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Il avait une particularité, il ne possédait pas d’escalier intérieur. On accédait au premier étage par un pont relié à une maison acquise à l’arrière.
Ce lieu ne se visite pas et vous ne pourrez contempler que le calcaire rosé et les éléments sculptés de la façade .
Un petit tour derrière s’impose pour admirer le pont couvert du 18ème siècle et la place qui a récemment été aménagée.

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la place qui a récemment été aménagée.

L’Opéra.
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Il fut construit en 1786.
L’Arsenal des Galères ayant été transféré à Toulon, l’Etat vend à la municipalité le « parc du Roy », vaste ensemble de terrains sur lequel sera construit le « Grand Théâtre » sur les plans de l’architecte Bernard.
Il fut édifié dans un style néoclassique selon un plan rectangulaire avec une
façade néo-grecque.

L’opéra fut en parti détruit par un incendie en 1919. Cet opéra si cher au cœur des marseillais fut rebâti en décembre1923.
Ancien par son origine, cet Opéra est aussi l’un des plus modernes de France, un rare et bel exemple du style des années 20.

L’ombrière

Le quai de Rive-Neuve
Jusqu’en 1927, un canal enforme de U coulait cours d’Estienne d’Orves et cours Jean Ballard. Par la suite, considéré comme inutile et insalubre, il fut comblé pour laisser place à des stations de tramways puis des parkings à étages.
A cet emplacement se trouvait naguère l’arsenal des galères.
La construction des bassins de la Joliette et d’Arenc engendrèrent une forte baisse de l’activité de la rive sud du Vieux-Port.
En 1927, sous prétexte d’insalubrité il fut comblé.

L’arsenal des galères.
De l’arsenal des galères qui occupa pendant plus d’un siècle (1660-1748) le quai de Rive Neuve, ne subsiste qu’une façade de ce qui fut la capitainerie, aujourd’hui dos d’un hôtel (Etap Hôtel). Quelques noms de café ou de restaurants rappellent cette ancienne activité.
Jusqu’en 1925, un canal occupait une bonne partie de la place.
Aujourd’hui les nombreuses terrasses rendent cette zone piétonne très agréable.
La création de l’arsenal:
La création de l’arsenal des galères remonte à la fin du XIIIe siècle, à l’époque où Charles II, comte de Provence et roi de Naples, désirant reconquérir la Sicile, fit de Marseille un port de Guerre.
L’arsenal va ainsi abriter les forçats (on en comptera jusqu’à 8 000) ainsi que la garnison royale.
Achevé en 1707, l’arsenal de Marseille est alors le plus important de France et compte jusqu’à 40 galères en service.

Les conditions de vie :
Environ 10 000 galériens y vivaient dans des conditions de détention déplorables. Ils étaient enchaînés jour et nuit, mouraient de froid l’hiver (notamment en 1710 où le port gela !), suffoquaient de chaleur l’été … Néanmoins, certains tenaient boutiques sur le port ou travaillaient dans les savonneries de la rue Sainte et de la Place aux Huiles, s’assurant ainsi de maigres revenus.

La fin de l’arsenal :
Avec le déclin des galères, c’est en 1781 que l’Etat décide le regroupement avec l’arsenal de Toulon.
L’activité principale de ce lieu résidera alors dans l’industrie du bois et du marbre.
Vaste opération d’urbanisme eut lieu à la fin du 18ème siècle. On traça des rues à angle droit, on ouvrit la place Thiars.
Les grands bâtiments rappellent, encore aujourd’hui, les anciens entrepôts.

Le nom de la place aux Huiles rappelle qu’en ces lieux étaient déchargées les marchandises et les huiles pour les savonneries de la rue Sainte.

La Criée :
Cet édifice fut construit en 1909.Il accueillait pêcheurs avant que de nouvelles installations soient crées vers l’Estaque. Ce lieu trouva une nouvelle identité en se transformant par la suite en théâtre national.

Qu’est ce qu’une galère ?

La galère a été le principal navire de combat sur la Méditerranée Il est propulsé par des rameurs, qui étaient des prisonniers de guerre, des renégats, des esclaves ou des hommes libres.

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